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La crise viticole marquée par une sous-commercialisation chronique d’une partie des vins de Bordeaux a conduit à cette mesure exceptionnelle d’arrachage, primée à 6.000 euros l’hectare, quand le collectif viti 33 demandait 10.000 euros sur 15.000 hectares.

La fin de « l’euphorie viticole »

C’est principalement dans les appellations de l’Entre-deux-mers et des Côtes de Bordeaux que les tracteurs sont en train d’arracher les ceps de vignes. Les viticulteurs qui ont choisi la diversification (plutôt que la renaturation qui impose de ne rien produire pendant vingt-cinq ans), environ 10 % des 4.000 viticulteurs de la Gironde, se creusent la tête pour imaginer leur futur. L’âge d’or d’une viticulture où l’on plantait chaque coteau tant l’activité était rémunératrice est révolu mais, faire autre chose que du vin à Bordeaux, beaucoup n’y ont jamais songé.

Sur environ la moitié des 8.000 hectares arrachés, de nouvelles activités agricoles vont émerger dans les prochains mois. Ceux qui ont choisi la diversification ne vont pas laisser longtemps ces terres improductives. « Je pense que la Gironde va devenir une somme de productions diverses, avec de la polyculture et de l’élevage, estime François Rauscher, directeur des filières végétales et diversification à la chambre d’agriculture de la Gironde. C’était le cas avant dans l’Entre-deux-mers mais l’euphorie viticole a fait qu’on a arrêté tout le reste. »

Des filières locales à renforcer

S’il n’existe pas de production miracle pour remplacer la vigne, des filières locales déjà existantes dans la région, comme la production de noisettes, de kiwis ou l’élevage d’agneaux de Pauillac, attendent des candidats. Cet élevage, protégé par une indication géographique protégée, est une « niche » au sens où une dizaine de producteurs sont recherchés, mais pas non plus cinquante, précise François Rauscher. La culture du houblon, plutôt en vogue, pourrait aussi gagner quelques adeptes.

Des productions de céréales et de foin pour les animaux d’élevage, dans les zones qui s’y prêtent, représentent des alternatives relativement faciles à mettre en place. « On fait très attention à ce que les viticulteurs ne se rendettent pas pour s’équiper, souligne-t-il. On peut par exemple les mettre en relation avec des coopératives d’utilisation de matériels agricoles. »

Tous les projets sont des cas particuliers : sur deux hectares, c’est trop peu pour faire des céréales et si on envisage de faire pousser kiwis ou noisettes, il faut s’assurer de possibilités d’irrigation, pas aisées dans l’Entre-deux-mers. Le maraîchage et l’élevage de poules pondeuses (pour lequel la réglementation est peu contraignante jusqu’à 249 volailles) offrent aussi des atouts qui ont déjà séduit plusieurs vignerons.

De nouvelles activités à défricher

D’autres viticulteurs, à l’esprit plus aventurier, s’intéressent à des filières qui n’ont pas encore été mises sur pied. Un groupe d’une vingtaine de producteurs envisagent de se lancer dans la plantation d’oliviers, d’autres placent leurs espoirs dans le chanvre quand certains entêtés aimeraient donner aux grains locaux une nouvelle destination, avec le raisin de table (dont les variétés diffèrent des cépages pour le vin). « Il faut tout construire, notamment la commercialisation de ces produits, donc, on avance pas à pas », commente François Rauscher.

Mais ces terres qui n’ont connu quasi que la viticulture ces dernières décennies sont dans quel état ? « Il est clair que ce ne sont pas des sols avec de gros potentiels de croissance, ils ont été appauvris, pointe Sylvain Delzon, directeur de recherche au sein du laboratoire Biogeco (Biodiversité, Gènes et Communauté) de l’Inrae-université de Bordeaux. Cela va sans doute demander des amendements en carbone [avec notamment des composts de déchets verts]. »

Si l’olivier présente une bonne résistance au stress hydrique, ce spécialiste de l’étude des effets du dérèglement climatique sur les arbres, s’inquiète tout de même : « On prend un risque sur les gels tardifs en fin d’hiver ou au début du printemps, qui sont de plus en plus fréquents. Ce n’est pas le candidat le moins risqué. » Le noyer, l’amandier ou le noisetier lui semble des choix plus avisés.

Tous ces projets ne pourront voir le jour qu’avec un minimum d’investissements, dont le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a annoncé qu’il les soutiendrait jusqu’à hauteur de 50 %. Le plan France Relance pour planter un milliard d’arbres pourrait aussi subventionner en partie les projets arboricoles des viticulteurs girondins.

Des irréductibles ?

Au même moment, un bruit de fond se fait pourtant entendre. Certains arrachent ou vont arracher sans demander d’aides pour ne pas être face au dilemme de la renaturation ou de la diversification. Le collectif viti 33, estime d’ailleurs dans son dernier communiqué en date du 26 février, que ce sont bien 15.000 hectares qui seront arrachés in fine, comme il le demandait initialement. Certains ne peuvent pas imaginer que le marché du vin ne reparte pas un jour et à ce moment-là, ils pourront replanter librement des ceps de vignes sur leurs terres.

Kiwis, chanvre, oliviers… Que mettre à la place des vignes arrachées ?

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